Karaté

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Que veut dire Karaté ?

Le karaté (空手道, karaté-do) est un art martial japonais.

En japonais, le kanji (idéogramme) "kara" signifie le vide, ou plutôt la vacuité au sens boudhique du terme, "te" est la main ainsi que la technique que l'on réalise avec la main. On traduit donc littéralement karaté par "la main vide" Cet art martial associe en un système de combat, d’autodéfense, de conditionnement physique et de développement spirituel différentes techniques de percussion qui utilisent toutes les armes naturelles du corps humain (mains, coudes, bras, pieds, genoux, tête) en vue de bloquer les attaques d'adversaires et/ou d'attaquer.

Le karaté moderne tire son origine des boxes chinoises (唐手, To-De) un art de combat à mains nues, pratiqué sur l’île d’Okinawa. Les techniques regroupent des parades, des esquives, des balayages, des projections et des clés.

Les contenus techniques sont parfois nettement nuancés en fonction des différents styles de karaté (shotokan, wado-ryu, shito-ryu, goju-ryu, ...).


Okinawa, le berceau du karaté

Okinawa, qui signifie "corde sur l'océan", est l'île principale de l'archipel des îles Ryuku au sud du Japon. Point de rencontre traditionnel des cultures chinoise et japonaise, l'île d'Okinawa devint l'endroit ou naquit la forme définitive du combat à mains nues. Durant la domination japonaise sur Okinawa, l'emploi des armes fut prohibé une deuxième fois, ce qui obligea les habitants à mettre au point des méthodes particulièrement efficace de combat en se servant uniquement de leurs poings, de leurs pieds et aussi d'instruments aratoires. Voila pourquoi les applications de certaines techniques de karate sont aujourd'hui difficiles à expliquer : elles servaient à l'origine a lutter contre des sabres, des lances, des naginatas...

Un mélange de Tô-de, des formes locales de combat ou encore importées d'ailleurs, finit par donner naissance à la méthode appelée Okinawa-te, qui se développera suivant trois styles de base : shuri-te, Naha-te et Tomari-te. De la ressortiront les écoles suivantes : celles de Miyagi Chojun fondateur du Goju-ryu, de Mabuni Kenwa père du Shito-ryu, de Otsuka Hironori fondateur du Wado-ryu, de Nagamine Soshin un des pères du style Shorin-ryu et de Funakoshi Gichin qui créa la Shotokan-ryu. En 1902, le gouvernement d'Okinawa introduit l'Okinawa-te dans les écoles secondaires. Itosu Yasutstune devient le premier instructeur. Par la suite, plusieurs maîtres iront enseigner leur art martial hors de l'île. Funakoshi fut un de ceux-là.


Le Salut

Ritsu-Rei : salut debout.

Za-Rei : salut à genoux

      1. Seiza : on descend en position agenouillée (pour les femmes jambes serrées, pour les hommes environ un poing d’écart).
      2. Mokuso : temps de méditation qui permet de se concentrer au début du cours et de faire le vide ou de réfléchir aux exercices travaillés pendant la scéance.
      3. Mokuso yame : commandement de fin de méditation.
      4. Shomen-ni-rei : « salut en direction de la place d’honneur »
      5. Sensei-ni-rei : « salut au professeur »
      6. Sampai-ni-rei : « salut aux ceintures noires »
      7. Otagai-ni-rei : « salut collectif entre les pratiquants du dojo »
      8. Kiritsu : on se lève.


Comment compter ?

Lorsqu'il s'agit de compter pour les séquences de kihon, kata ou échauffement, le senseï compte en japonais.

Voici les chiffres en japonais et leurs sonorités :

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Code Moral